|BLOG| Quel est le bon moment pour « steward-ownership » ?

Quel est le bon moment pour recourir à l'steward-ownership? Une question qui revient souvent.

Cela nous rappelle l’histoire de Vyld. L’idée de la fondatrice, Inès Schiller, de créer des produits d’hygiène féminine « Ocean Saving » (des produits respectueux de l’océan et sains, à base d’algues) était, selon tous les experts traditionnels :
> ni réalisable ni évolutive ;
> non susceptible d’attirer des investissements ; Steward-Ownership
> pire encore, toute start-up DOIT avoir une stratégie de sortie… lui disait-on.
 
Mais Vyld a persévéré. En croyant fermement à :
- « Une entreprise peut être le prototype du monde dans lequel vous souhaitez vivre ».
- « Cela n’a tout simplement aucun sens de fabriquer un excellent produit durable, mais d’avoir ensuite une structure et une culture d’entreprise exploiteuses »

Ils ont donc mis en place un financement mezzanine innovant, conçu comme une « sortie structurée ».
Vyld a développé un instrument financier de type mezzanine qui combine les avantages des capitaux propres et des capitaux d’emprunt et permet d’offrir un rendement approprié aux investisseurs, tout en garantissant l’indépendance de Vyld. Au lieu d’un tour de table classique, l’entreprise propose une participation aux bénéfices. L’accord prend fin dès que le rendement visé est atteint.

« Le label “Steward-Ownership ” n’est pas un obstacle à la collecte de fonds, c’est un bon filtre pour trouver des partenaires éligibles » - Inès Schiller

 


Une mission impossible ? Pas du tout : Vyld a clôturé son tour de table initial avec un montant à sept chiffres.

L’entreprise a délibérément choisi cette voie de financement alternative, car l’ancien modèle du capital-risque, fondé sur des hypothèses de croissance exponentielle et infinie (hypercroissance) et sur le principe du « tout au vainqueur », n’est plus une option viable pour la planète et la société. Vyld a donc tout simplement ignoré le mantra selon lequel « l’économie fonctionne ainsi ».
 
C’est pourquoi Vyld est une histoire merveilleusement inspirante. Mais surtout, un exemple novateur de modèle de propriété alternatif.

Revenons à la question difficile lors de la transition vers Steward-Ownership: QUAND ? Parfois, cela arrive en effet trop tôt. >> Soyez d’abord une entreprise.

Mais parfois, cela arrive aussi trop tard. Et l’entreprise se retrouve alors prisonnière de ses bailleurs de fonds. Souvenez-vous de l’affaire Stapelstein .

Mais surtout, nous avons appris une chose : mieux vaut trop tôt que trop tard.

C’est pourquoi nous organisons des sessions « Steward-Ownership-explorations ». Très accessibles et à un rythme adapté, nous explorons, en collaboration avec les fondateurs d’une entreprise, les différents éléments permettant de déterminer si Steward-Ownership est (à présent) le bon choix.

Oserez-vous ? Vous lancerez-vous dans l’aventure Vyld ?

Nous sommes un organisme à but non lucratif qui accompagne les entreprises dans leur démarche d’ steward-ownership. N’hésitez pas à nous contacter.

Inès Schiller et Mélanie Schichan


Et si ce n'était vraiment PAS le bon moment pour « steward-ownership » ?

Vous pouvez commencer par une structure de propriété traditionnelle, puis passer ultérieurement à l’ steward-ownership . Cette approche convient souvent à de nombreux fondateurs et reste une option valable. D’autres, en revanche, préfèrent créer leur entreprise selon un modèle d’ steward-ownership dès le départ. Plusieurs facteurs importants doivent être pris en compte pour déterminer ce qui vous convient le mieux :

En général :

· Plus on attend, plus c'est complexe et coûteux: passer à l'steward-ownership e plus tard peut s'avérer plus compliqué et nécessiter davantage de ressources.

· Un message fort adressé stakeholders: en adoptant cette initiative dès le début, vous montrez à vos clients, à vos employés et à vos partenaires l'engagement de votre entreprise envers sa mission.

· Clarté et sélection des investisseurs potentiels: Steward-ownership précise d’emblée qu’il n’y aura pas de cession future de la société. Les investisseurs peuvent s’attendre à des rendements adaptés au risque et potentiellement élevés, mais la nature de leur investissement sera différente.

· Jeter des bases solides: aborder dès le début des questions telles que la gouvernance, la motivation, la protection et les attentes peut permettre de rallier les fondateurs autour d’un objectif commun.

Si vous décidez de commencer par une structure conventionnelle, ce document vous aidera à incorporer les principes du steward-ownership et facilitera la transition vers la pleine steward-ownership le moment venu.

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