|BLOG| Chronique dans Knack - Le groupe du vendredi

En renforçant le cadre juridique et les possibilités de financement de l’ steward-ownership, la Belgique peut favoriser le développement d’entreprises véritablement engagées à avoir un impact positif.

Dans cet article d’opinion publié dans Knack (en néerlandais), nous explorons – en collaboration avec Nicholas Vijverman de De Vrijdaggroep / Groupe du Vendredi – l’essor de l’ steward-ownership en tant que modèle économique alternatif et durable pour l’avenir.

Peut-on vraiment s’attendre à ce que les entreprises (continuent de) se concentrer sur le bien commun ?
Eh bien, cette structure de propriété offre une puissante garantie contre toute dérive par rapport à la mission en intégrant (1) l’autogouvernance et (2) la 𝐏𝐫𝐨𝐟𝐢𝐭 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐬 𝐏𝐮𝐫𝐩𝐨𝐬𝐞 directement dans l’ADN juridique d’une entreprise. L’impact peut être considérable : la propriété s’est avérée être le facteur clé permettant aux entreprises de poursuivre des objectifs sociaux à long terme.

C’est ainsi que




Ondernemen met een hoger doel : hoe bedrijven de wereld gaan redden" (Les femmes au service d'une cause plus importante : comment le monde devient rouge)

Le monde est en proie à d'immenses bouleversements. La lutte contre le changement climatique, les inégalités sociales et l'utilisation des ressources naturelles nous obligent à nous interroger sur les moyens d'enrichir notre économie. Pour les entreprises les plus importantes, l'accord est conclu avec les employeurs, qui ont un rôle important à jouer dans l'amélioration des conditions de travail et qui, de ce fait, sont responsables de l'amélioration des conditions de travail de l'entreprise.

Une approche innovante, qui gagne de plus en plus de terrain en Allemagne et aux Pays-Bas et qui fait désormais son apparition en Belgique, est celle de la «steward-ownership». Ce modèle de propriété peut constituer le fondement d’une économie qui élimine la tension permanente entre les intérêts de l’entreprise et la rentabilité. L’exemple belge par excellence se trouve, et ce n’est pas un hasard, dans l’industrie brassicole. La bière trappiste Orval fonctionne selon les principes de l’ steward-ownership: tous les bénéfices sont réinvestis dans la brasserie et la communauté. À plus long terme, la création d’un cadre juridique visant à faciliter l’adoption du modèle de l’ en Belgique doit constituer une priorité.

Les meilleurs atouts d'une entreprise, c'est son erreur.

Aujourd'hui, ce sont les experts qui déterminent quels sont les atouts d'une entreprise. Ils se concentrent sur la maximisation du rendement financier et sont donc moins préoccupés par le fait que leurs préoccupations soient liées à la mission de l'entreprise. Steward-owned L'objectif des entreprises est toujours le même : tout mettre en œuvre pour que la mission de l'entreprise se concrétise. Un bon exemple est celui d'Efteling : grâce à la structure de steward-owned , le parc peut s'enrichir considérablement de sa mission, afin de permettre aux employés de se reposer sur la volonté de tous les jours, et de faire en sorte que le parc soit plus efficace en ce qui concerne la lutte contre la fraude.

Bien que le concept de « steward-ownership » (société à but non lucratif) existe depuis bien plus longtemps, avec des entreprises telles que Bosch, Novo Nordisk et Carlsberg comme pionnières, il a récemment acquis une notoriété plus large lorsque Patagonia, la marque de vêtements de plein air, a opté pour ce modèle. Son fondateur, Yvon Chouinard, a fait don de ses actions, d’une valeur de 3 milliards de dollars, à une fondation et à une association sans but lucratif, devenant ainsi indépendant. Les bénéfices futurs seront consacrés à la protection du climat.

Au sein d'une entreprise steward-owned , ils sont devenus autonomes et attentifs aux besoins de la population. Chez Patagonia, les produits et services sont répartis en deux entités distinctes : une association et une entreprise. La fondation, dont le siège se trouve à stewards, est chargée de la gestion de l'entreprise, tandis que l'asbl s'occupe de l'approvisionnement en produits de qualité. Cette structure est conforme aux deux principes fondamentaux de steward-owned bedrijven : (1) l'autodiscipline à l'égard de stewards et l'engagement personnel dans des prestations de qualité, et (2) le fait que l'état de santé soit entièrement satisfaisant à l'égard de l'état de santé.

Les avantages d'une tâche plus importante

Pour la plupart des employeurs, la création d'un impact positif sur le monde est le principal objectif de leur plan d'action, et non l'ambition d'obtenir des résultats. C'est pourquoi un grand nombre d'employeurs se trouvent dans une situation où ils s'appuient sur un modèle d'entreprise qui leur permet d'élaborer des mesures qui doivent être prises en fonction des besoins des personnes âgées, dans le cadre de la réalisation de leur mission. Ils sont donc en conflit avec l'idée qu'une entreprise déjà en place doit se développer, en raison du fait qu'un travailleur a besoin de dix heures de travail dans l'entreprise elle-même. Un paradoxe systémique.

Une société steward-owned est une société d'investissement externe, mais les rendements financiers y sont plus vastes et plus importants. L'aide d'une société steward-owned peut donc être utilisée pour satisfaire les investisseurs, mais elle peut aussi être utilisée pour gérer la crise. Il s'agit là d'un paradoxe qui fait que beaucoup de start-ups et de scale-ups sont en train de se développer à l'heure actuelle.


Steward-ownership en Belgique

En Allemagne et aux Pays-Bas, le mouvement autour de steward-ownership s’est solidement implanté et semble d’ores et déjà s’imposer comme le modèle de référence pour les entreprises à impact social et les entreprises familiales 2.0. La Purpose Foundation, en Allemagne, soutient les entreprises qui souhaitent adopter le modèle « steward-ownership » et plaide en faveur de modifications du cadre juridique afin de favoriser une adoption plus large de ce modèle. Récemment, l’ASBL «Steward-owned» a également été créée en Belgique avec pour mission d’accélérer l’adoption de la structure « steward-ownership » dans le pays.

Bien que les entreprises belges aient aujourd’hui la possibilité d’évoluer vers une structure de « steward-owned », le cadre juridique reste souvent complexe et opaque. Il serait donc judicieux de mener des recherches plus approfondies afin de déterminer si un statut adapté pourrait faciliter la transition vers une « steward-ownership ». Le cadre juridique belge pourrait, par exemple, introduire une nouvelle forme juridique permettant aux entreprises d’inscrire dans leurs statuts la séparation entre le droit de vote et la propriété financière : une « société de gestion ». Par ailleurs, il est important de faciliter le financement des entreprises « steward-owned s », notamment en adaptant la fiscalité des investissements afin de ne pas entraver l’ steward-owned s d’entreprises.

Les entreprises sont plus que des machines à gagner

Les objectifs des entreprises du site steward-owned sont légion : l'étude de la science et de la technique vise à faire en sorte que ces objectifs soient au moins aussi gagnants, que les travailleurs soient productifs et qu'ils perdent de leur efficacité. Ils fonctionnent comme un multiplicateur d'impact considérable dont profite chaque hamburger. En outre, des prix économiques doivent être accordés aux entreprises pour qu'elles stimulent ce modèle ; c'est également ainsi qu'un changement systémique peut s'opérer.

Steward-ownership offre une perspective porteuse d'espoir aux entreprises qui souhaitent être bien plus que de simples machines à profits. Les pays qui se préparent dès aujourd’hui à cette alternative récolteront les fruits d’une économie durable reposant sur les fondements écologiques et sociaux nécessaires. La bière trappiste d’Orval, forte de sa tradition de qualité et d’engagement social, en est un exemple inspirant en Belgique. Qui sera le prochain ?

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